L’Enfer des masques, J. Barbéri : hommage déjanté à Poe

Coups de coeur

Vous savez ce que ça fait de toujours entendre parler d’un auteur que vous n’avez jamais lu et, un jour, recevoir son petit dernier dans la boîte aux lettres ? Intimidé.e, fébrile, vous l’ouvrez. Pas sûr.e d’être à la hauteur. Et si je suis déçu.e ?

Le Dimanche des mères, G. Swift : aristocratie déclinante et huis-clos intimiste

Coups de coeur

Plonger dans Le Dimanche des mères, c’est faire un bon en 1924 dans une Angleterre aristocratique sur le déclin. C’est faire la connaissance de Jane, domestique dans une grande famille, réduite après la guerre. C’est pénétrer dans un univers clos, régi par des lois qui lui sont propres et où l’individualité n’est pas de mise.

A l’origine fut la vitesse

Non classé

Oui, c’est un peu facile de commencer un blog dédié à la littérature avec la première phrase de La Horde du Contrevent. Surtout quand le nom du blog lui-même en provient déjà.

Au moins, le ton est donné.

Je suis libraire. Je lis. Je conseille. J’écoute. J’échange. Je partage. J’écris. J’écris, mais pas assez. Le jeu du libraire, à l’écrit, c’est de donner envie en peu de mots, aller à l’essentiel. Un adjectif, un nom, une émotion. Ca rentre dans une case – petite, la case – et ça marque. Ca doit pouvoir être lu en un coup d’oeil. Ca passe ou ça casse.

Tout ça c’est très bien, mais si j’ai envie d’en dire plus, moi, je fais comment ? Est-ce que ça vaudrait pas le coup, de temps en temps, de s’attarder un peu plus sur le sujet, de s’éloigner d’un résumé ou d’une comparaison pour prendre un peu de hauteur, mettre en relation, réfléchir ? Si j’ai aimé celui-ci, c’est parce que celui-là m’y a fait penser. Celui-là était fabuleux parce que ce personnage est le meilleur que vous puissiez rencontrer et laissez-moi vous en parler. D’ailleurs, ça me fait penser que je ne vous ai jamais fait l’historique de cet éditeur et là ça devient indispensable.

Des tartines, voilà ce que je veux. Des tartines sur ce qui me tient à coeur. Ou pas. Quelques mots jetés en vrac, un nom, et puis pourquoi pas la bande-son qui va avec, tant qu’on y est.

« Littératures coup de coeur, coup de poing, coup de gueule » c’est juste pour vous impressionner. En vrai, je suis pas méchante: j’aime juste quand les mots me bousculent, me chahutent, me blessent parfois.

C’est le but de la littérature.